Insolite – Mariage

Qui n’a jamais vu au cinéma la fameuse scène ou l’un des deux promis dit “non”? cette idée du mariage annulé à la dernière minute voire la dernière seconde n’est pas nouvelle, et se base même sur des histoires vraies. Bien oui! Il y a eu des gens dans cette situation!
Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir prévenu! La Loi a imposé des délais, ceux qui courrent après la publciation des bans, pour assurer la publicité du mariage. Non pour faire venir un maximum de monde, mais pour être bien sûr que les personnes connaissant les promis n’auraient pas connaissance d’obstacles légaux à la future union. Le mariage à peine annoncé, on cherche déjà à lui mettre des bâtons dans les roues. Et puis surtout, surtout, de tout temps,le mariage a été une affaire de consentement. http://fr.wikipedia.org/wiki/Mariage_en_France En 1215, il entre même dans les sacrements de l’Eglise. Le mythe des deux jeunes qui prennent la poudre d’ecampette pour se faire marier à la sauvette dans une chapelle blanche où officie le sosie d’Elvis n’existe que dans cette partie du monde, là-bas. Par ici, il a toujours fallu le consentement des ascendants, où à défaut, une décision de justice autorisant deux mineurs à se marier. Il en est ainsi pour Yves Le Masson et Marie Lorcy <lien fiche geneanet>, mariés en 1727 à Baud (Morbihan), après y avoir été autorisés par la sénéchaussée d’Hennebont. Ils sont cités dans l’acte de mariage, qui suit celui de leurs frères et soeurs, comme “décrétés de justice”.
On ne plaisante pas avec ce rite. C’est un sacrement que la société civile a fini par s’approprier, certains même, parait-il, ne se marieraient plus que civilement. D’autres racontent, que le mariage civil serait même le seul à avoir une valeur légale! Quelle révolution! Aussi donc, l’acte de mariage établi par la Mairie est-il le seul véritable acte légal reconnaissant l’union de deux personnes.
Dans l’affaire qui nous intéresse, le 8 octobre 1844, à Lorient (Morbihan), à onze heures du matin, après avoir préparé la rédaction de son acte, notre édile locale reçoit les promis.
Et là,
c’est le drame.
“”Le présent acte annulé par le refus des parties contractantes au moment de la célébration du mariage“”
mais qu’a-t-il donc pu passer par la tête des futurs? Pourquoi ont-ils dit non? Tout était bien préparé, bien écrit, lisible pour les générations futures et là, ils refusent!

 

mariageannulé1

Que sais-t-on du couple?
Le futur est né en 1802. Il a donc 42 ans. Il est veuf depuis deux ans et n’est pas originaire de la commune. “domicilié de fait à Lanvaudan et de droit à Languidic”. Il exerce la profession de tourneur, comme son père. Il est veuf depuis deux ans et sa mère est décédée. La future quant à elle est cuisinère à Lorient, née à Hennebont en 1809, elle n’a plus de parents, ils sont tous deux décédés et déclare, conformément à l’avis du Conseil d’Etat du 4 thermidor de l’an XIII, que son aïeul paternel, son grand père est décédé, mais qu’elle ne sais pas où, ni quand. En clair, bien qu’elle fournisse les actes de décès de ses parents, et son acte de naissance, on ne peut croire que ses déclarations…

Pour l’instant, pas de piste sur l’annulation du mariage, aucune naissance au nom de l’ex-future n’ a enrichi les tables décennales de la commune. L’aïeul se serait-il manifesté? Ou tout simplement la flamme se serait-elle estompée?

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