Joseph PABOU ( 1878 – 1930 )

Né à Gorges, en Loire-Atlantique, d’un père cantonnier et d’un mère tailleuse, Joseph Pabou est, chose rare au XIXè siècle en France, fils unique. Chose rare, parce que ce qui prévaut encore dans la France rurale c’est la multitude, non pas 10 enfants dans chaque famille, car il faut aussi nourrir ces bouches, mais 3, 4 voire 7 enfants. Pourquoi donc cette exception au milieu de cet arbre? Sa famille est une famille urbaine, qui vit près de la mairie, en effet, son père, employé par la ville pour l’entretien des chemins, est régulièrement appelé à signer en tant que témoin les actes d’état civil, il est donc souvent dans le bourg, à travailler et est appelé si les déclarants n’ont pas suffisament de témoins. Souvent c’est aussi le cas de l’instituteur du village. La mère de Jospeh est tailleuse, elle élabore donc les vêtements des femmes des environs.
C’est donc au sein d’une famille urbaine que Joseph grandi en cette fin de XIXè siècle. C’est d’ailleurs en 1899 que Joseph Pabou doit satisfaire à ses obligations militaires. Appelé au 10è Régiment d’Artillerie (Rennes), il exerce alors la profession de vigneron. D’abord Second Cannonier Conducteur, il passera rapidement Brigadier puis Maréchal des Logis. Un certificat de bonne conduite lui est accordé à la fin de son service en 1902. Et à l’époque, il aurait pu penser qu’il allait être tranquille pour un moment. Mais rappelez vous… Les périodes d’exercices obligatoires… Jospeh Pabou devra s’y présenter en 1905 et en 1908. Les deux fois au 28ème régiment d’artillerie basé à Vannes. Puis plus rien jusqu’au décret de mobilisation générale de 1914, époque où il se trouve dans l’armée dite territoriale. Il se présente dès le 3 août 1914 puis est envoyé au front dès le 11 août 1914 avec le 51ème d’Artillerie basé à Nantes.
Son régiment commence la guerre en reculant! La Grande Retraite  , puis la Bataille de la Marne seront ses premières épreuves du Feu. Cette première phase du conflit est une guerre de mouvement très intense. Lorsque l’artillerie se met en position, ses opérations durent des heures. L’obus, la marmite, le crapouillot sont toutes les munitions que l’artillerie envoie sur les positions enemies dans un déluge de feu

.artilleurs français en 1914
“Toute la journée, ce fut un duel d’artillerie, qui s’accentua encore le soir, pour continuer très violent la nuit, et ne ralentir qu’au petit jour.”

Ambroise HarelMémoires d’un poilu breton – Editions OF, passage sur la bataille de la Somme en 1915.

Le bruit assourdissant, le stress et les déplacements auront raison de la santé de Joseph. Le 3 juillet 1915, après avoir combattu en Artois et dans la Somme, il est évacué de Bertrancourt. Le 21 septembre 1915, il passe devant la commission de réforme réunie à Nantes. Il est déclaré Réformé n°2 (maladie contractée au service) pour cause de “crises d’épilepsies constatées”. Le verdict est maintenu le 23 décembre 1915. Jospeh PABOU est donc libéré de toutes obligations militaires avec 9 ans d’avance. Il retournera à la vie civile, fondera sa famille est décèdera en 1930 à 52 ans.

Joseph Pabou

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