Jean Marie Le Masson (1888 – 1918)

Né le 15 janvier 1888 à Kernogan en Erdeven (56),  son nom est orthographié en un seul mot. Aléa de l’état-civil avant la délivrance automatique des livrets de famille. Jean Marie s’engage pour 5 ans le 4 mai 1909 dans la “Coloniale”. Bien qu’ayant grandi au sein d’une famille de couvreurs en paille, il déclare la profession de menuisier et est orienté en conséquence vers l’artillerie. Il fera ses “armes” au 1er Régiment d’Artillerie Coloniale (RACol). Une fois formé, c’est le début des promesses des affiches de recrutement de l’époque.

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En 1910, notre jeune bigor part pour le Sénégal, alors colonie française, à Dakar, au 6è RACol. Il s’y trouve encore lorsque son engagement arrive à son terme. Sans doute convaincu de son choix et des avantages qui l’avaient déjà séduit, il rempile pour cinq ans en janvier 1913. Au printemps de cette année, il regagne la métropole avant de partir à nouveau pour l’Afrique, au Gabon cette fois en janvier 1914. Il s’y trouve toujours lorsque la guerre éclate. La distance le préservera des combats en Europe, pour un temps.

En 1916, Jean Marie est réaffecté au 1er RACol. Cela signifie un retour en métropole, où les besoins en hommes sont pressants. Il débarque à La Rochelle le 2 juillet 1916. Il combattra dans ce régiment pendant un an et demi et connaîtra le feu lors des batailles de l’Aisne (1916-1917) et du Chemin des Dames (1917).
En Octobre 1917 et jusqu’en janvier 1918, il est affecté au 38è Régiment d’Artillerie de Campagne, qui prit position en Lorraine. Puis le 1er mai 1918, Jean Marie est affecté au nouveau 43è Régiment d’Artillerie Coloniale créé le 1er avril 1918. Il le rejoint en Macédoine, sur le front d’Orient. L’offensive qui sera conduite en Serbie , point d’origine du conflit, comme on nous l’apprend à l’école, débute en août 1918 et doit conduire à l’effondrement du front bulgare. Après avoir atteint la Bulgarie le 43è RAC rejoint sa division à Knjaževac (francisé en Kajenatz) en Serbie au 28 octobre 1918. La 17è Division Coloniale y est regroupée et la grippe espagnole en fait son affaire. La promiscuité, la forte contagiosité de cette maladie feront des ravages. Jean Marie Le Masson la contracte et décède à Knjaževac (Serbie) à 30 ans le 2 novembre 1918. La cause du décès étant une broncho-pneumonie grippale contractée en service, il bénéficiera de la mention Mort pour la France.

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Insigne d’épaule de l’artillerie de marine (coloniale)

Jean Marie Le Masson (1888-1918)

 

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