Kavout – Trouver

Kavout. Verbe breton qui signifie trouver. C’est ce que je voulais absolument faire en commençant l’arbre généalogique de mes filles. Trouver. J’adore trouver. Trouver d’où nous venons. Qui nous a précédé, qui a fait une partie de ce que nous sommes aujourd’hui. Trouver. Trouver.
Je suis parti des éléments de mémoire collectives et d’archives personnelles me confirmant des dates de naissance de la génération 4 et/ou des données éparses, mais essentielles de la génération 5. Sachant que je suis moi-même un élément de la génération 2, tout ça ne me transporte pas très loin. Mais bon. Quand faut y aller, faut y aller. Même si on a rien dans les mains. La mémoire collective a des limites qu’elle ne peut franchir, c’est ainsi. Heureusement qu’il y a d’autres sources. Les archives de l’Etat Civil.
Août 1539. François 1er signe une ordonnance qui va donner naissance à la base de données du généalogiste.

Ordonnance de Villers Cotterêts

Article Wikipédien sur l’ordonnance

Les registres BMS. B comme Baptême, M comme Mariage et S comme Sépulture.
Petit à petit, les baptêmes et les sépultures de chaque paroisse du Royaume de France seront enregistrés avec plus ou moins de soin par les prêtres locaux. Ensuite les mariages le seront également. Puis le système sera perfectionné. Car comme tout système nouvellement créé il est perfectible. La mention des lieux de naissances, puis des dates de naissances apparaîtront, ainsi que la filiation. Les registres finiront par être faits en double exemplaire, une copie demeurera auprès de la juridiction locale (sénéchaussée). Cette technique de la doublette sera perpétuée par la toute jeune République. Cette dernière inventera les terriblement-efficaces Tables Décennales.
Les Tables Décennales regroupent, par paquet de dix ans, les naissances, mariages et décès enregistrés dans chaque commune. Le tout classé alphabétiquement. Cela facilite les recherches ultérieures. Mais à l’époque, le but recherché n’est pas de faciliter la tâche des généalogistes, non. A l’époque, on veut simplement se prémunir des usurpations d’identité, comme dans le fameux cas de Martin Guerre (Article Wikipédien sur l’Affaire de Martin Guerre). On veut s’assurer de l’identité de la personne, autrement que par le recours aux témoins. Recours qui continuera dans certains cas particuliers, nous y reviendrons.

Les registres sont conservés aux archives départementales. La révolution technologique étant passée par là, les registres ont été numérisés. Il n’y a plus besoin de se plonger
dans un vieux registre à l’odeur caractéristique de vieux papier, de poussière et de renfermé. Malheureusement pour moi. Mais cela est compensé par l’incroyable accessibilité des données. Complètement numérisées, elles ont été mises en ligne avec accès gratuit. Et elles sont accessibles 24h/24, 7j/7… Il n’y a plus de limites. Sauf celle de l’ordonnance de Villers-Cotterêts. Retrouver des ancêtres nés avant 1539 est quasiment impensable.

Fort de ces informations, munis des éléments de mémoire dont je dispose, il ne me reste plus qu’à trouver.

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